Press Release —Local octobre 10, 2020

L’OIM forme 38 mobilisateurs communautaires pour participer à la réponse contre la COVID-19 au Mali

Les mobilisateurs communautaires au terme de leur formation avant leur déploiement dans les régions de Kayes, Koulikoro, Mopti, Ségou et Sikasso. Crédit Photo : @Moussa Tall/OIM Mali

Bamako, Mali – L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) au Mali a formé trente-huit mobilisateurs communautaires, dont six femmes, sur les techniques de sensibilisation et sur les mesures préventives et de protection contre la COVID-19 au cours d’un atelier organisé les 9 et 10 octobre à Bamako.

Au cours de cette session de formation facilitée par les membres de l’équipe médicale et de la communication de l’OIM Mali, les participants ont passé en revue les techniques de sensibilisation, notamment la causerie éducative et l’organisation d’une caravane de sensibilisation. Leurs connaissances ont également été renforcées sur la prévention, le diagnostic et le référencement vers les structures de santé des personnes qui présentent des symptômes de la maladie. Les techniques de lavage des mains, de prise d’images et la collecte d’informations ont également été abordées.

Les mobilisateurs communautaires ont été recrutés après le lancement d’un appel à candidature de l’OIM au mois de juillet 2020. Pour les régions de Mopti et de Ségou, l’OIM a fait appel à l’Organisation des Jeunes Africains pour le développement et l’émergence, une association locale, pour identifier les mobilisateurs communautaires chargés de mener les activités de sensibilisation dans ces zones.

Les mobilisateurs communautaires seront déployés sur le terrain dès la semaine prochaine dans les régions de Kayes, Koulikoro, Mopti, Ségou et Sikasso où ils mèneront des activités de sensibilisation contre la COVID-19 auprès des populations locales, des migrants, des personnes déplacées internes et des réfugiés.

Les activités débuteront par des visites à domicile et des rencontres auprès des autorités locales, des leaders d’opinion, des associations de jeunes et de femmes.

Des spots et des émissions radiophoniques sur la prévention de la COVID-19 ainsi que sur la prévention de la violence et de la marginalisation des personnes affectées seront également diffusés chaque semaine en français et dans les principales langues locales des régions ciblées ; le Bambara, le Peulh, le Sénoufo et le Songhaï.

À travers ce déploiement des mobilisateurs communautaires, l’OIM participe à la réponse contre la pandémie de la COVID-19 qui vise à renforcer la capacité du gouvernement du Mali à répondre, surveiller et réduire la propagation de la COVID-19 par un soutien ciblé au niveau de 19 points de passage frontaliers stratégiques et points de contrôle sanitaire à travers le pays, notamment dans les régions de Kayes, Sikasso, Koulikoro, Mopti et Ségou.

Ces régions sont respectivement frontalières à la Mauritanie, au Sénégal, à la Guinée, à la Côte d’Ivoire, et au Burkina Faso. Elles sont caractérisées par l’importance du flux de populations. Selon la Matrice de Suivi des Déplacements (DTM, Displacement Tracking Matrix en anglais), dans son rapport sur le flux de populations du mois d’août 2020, 11,897 personnes ont transité par ces régions dont 7,034 entrants et 4,863 sortants.

En outre, ces régions sont caractérisées par une forte concentration de personnes déplacées internes fuyant le confit au centre et au nord du Mali. Plus de 287 000 déplacés internes seraient enregistrés dans la zone de couverture du projet selon le dernier rapport DTM.

Depuis l’identification du premier cas de COVID-19 au Mali en mars 2020, l’OIM a appuyé le Gouvernement du Mali dans son plan de riposte face à la pandémie à travers plusieurs initiatives, notamment la sensibilisation des populations au respect des mesures barrières, la distribution d’équipements de protection individuelle, l’installation de dispositifs de lave des mains, et la formation de 1 452 agents de la police des frontières, des douanes et de la gendarmerie sur la base des procédures opérationnelles standard pour les agents frontaliers de première ligne au point d'entrée. Ceci, afin de renforcer leur capacité à se protéger contre la maladie, à identifier et à référer les cas potentiels et à maintenir la protection des droits de l'homme dans le traitement des voyageurs. Par ailleurs, à l’occasion de la réouverture des aéroports aux vols commerciaux, des équipements de protection personnelle, d'hygiène et de sensibilisation d'une valeur de 40 millions XOF (60 000 000 USD) ont été remis aux services aéroportuaires le 04 août dernier.   

Ces activités s’inscrivent dans le cadre du « Projet de préparation et de réponse de l’OIM à la pandémie de COVID-19 au Mali », financé par le Gouvernement Fédéral Allemand. D’une durée de neuf mois (d’avril à décembre 2020), ce projet contribuera à renforcer le niveau de connaissances des communautés locales, des migrants, des réfugiés, des déplacés internes sur leur compréhension de la COVID-19 au niveau communautaire afin d’améliorer leur niveau de respect des mesures de protection et de limiter les risques de propagation du virus. En outre, le projet permettra de prévenir, anticiper et traiter les risques de violence, de discrimination, de marginalisation et de xénophobie à l'égard des migrants, des personnes déplacées internes et des réfugiés.

Pour plus d’informations, veuillez contacter Arthur Langouët, Chef de l’unité Immigration et gestion des frontières, OIM Mali, e-mail : alangouet@iom.int